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La demande mondiale d'énergie culminera en 2035, favorisant une réorientation des investissements dans le secteur énergétique

DNV GL Energy Transition Outlook 2018

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Energy Transition Outlook 2018
Les dépenses mondiales d'énergie, en proportion de la production économique, devraient fortement ralentir car la demande mondiale d'énergie va diminuer à partir de 2035, selon les Perspectives de transition énergétique de DNV GL. L'évolution historiquement significative de nos besoins en énergie est due en grande partie à l'électrification rapide et à son efficacité intrinsèque.
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Energy Transition Outlook 2018 main report cover
Rapport Energy Transition Outlook 2018 - couverture

La décarbonisation du bouquet énergétique sera reflétée dans les tendances d'investissement, l'argent consacré aux énergies renouvelables devant tripler d'ici 2050. Inversement, les dépenses en combustibles fossiles diminueront d'environ un tiers. Dans l'ensemble, le rythme des dépenses énergétiques ralentira à un tel point qu'au milieu du siècle, en pourcentage du PIB, le monde dépensera 44 % de moins qu'aujourd'hui.

  • L'électrification et son efficacité inhérente contribueront à la baisse de la demande énergétique de l'humanité à partir du milieu des années 2030.
    Les dépenses mondiales en énergie, exprimées en pourcentage du PIB, diminueront de 44 % d'ici 2050.
  • Le bouquet énergétique se décarbonise rapidement ; le charbon a atteint son zénith de consommation, le pétrole culminera en 2023 et le gaz naturel deviendra la source d’énergie la plus importante à partir de 2026. Les énergies renouvelables et les combustibles fossiles devraient se partager à parts égales l'approvisionnement d'ici le milieu du siècle.
  • La transition rapide que nous prévoyons ne sera pas assez rapide pour atteindre l'objectif sub-2 ⁰C sur le climat. Une forte combinaison de plusieurs mesures est le seul moyen pour le monde de répondre aux ambitions de l'Accord de Paris.
  • Depuis l'ère industrielle, la croissance économique et l'utilisation de l'énergie se sont développées main dans la main, mais cette relation devrait se découpler définitivement en 2035, lorsque la demande d'énergie commencera à baisser et que le PIB continuera à augmenter.


"L'attention des conseils d'administration devrait se porter sur la transition énergétique dramatique qui est en train de s'opérer. Comme les investissements et les politiques favorisent de plus en plus le gaz et les énergies renouvelables, l'électrification rapide du système énergétique se traduira par des gains d'efficacité qui dépasseront le PIB et la croissance démographique.  Il en résultera un monde qui aura besoin de moins d'énergie d'ici une demi-génération", a déclaré Rémi Eriksen, Président du Groupe et CEO de DNV GL. "La transition est indéniable. L'an dernier, plus de gigawatts d'énergie renouvelable ont été ajoutés que ceux provenant des combustibles fossiles, ce qui se reflète dans les investissements des prêteurs".

Les combustibles fossiles joueront un rôle important, quoique réduit, dans notre avenir énergétique, leur part dans le bouquet énergétique devant passer d'environ 80 % aujourd'hui à 50 % d'ici le milieu du siècle, l'autre moitié provenant des énergies renouvelables. Le gaz naturel deviendra la plus grande source d'énergie en 2026 et répondra à 25 % des besoins énergétiques mondiaux d'ici 2050.  

Le pétrole culminera en 2023 et le charbon a déjà atteint son sommet.  L’énergie solaire photovoltaïque (16 % de l'approvisionnement énergétique mondial) et l'éolien (12 %) deviendront les acteurs les plus importants parmi les sources d'énergie renouvelables, et répondront à la majorité de la nouvelle demande en électricité.

La tendance à l'électrification enveloppe déjà l'industrie automobile.  D'ici 2027, la moitié des voitures neuves vendues en Europe seront alimentées par batterie et il en sera de même cinq ans plus tard en Chine, en Inde et en Amérique du Nord. Cela contribuera à une réduction globale de la part du secteur des transports dans la demande mondiale d'énergie, qui passera de 27 % à 20 % d'ici 2050.

La réduction des besoins en énergie se reflétera aussi dans les investissements, les dépenses globales devant passer de 5,5 % du PIB mondial aujourd'hui, à 3,1 %.  Comme les combustibles fossiles auront une plus petite part d'un gâteau lui-même plus petit, les dépenses diminueront d'environ un tiers pour atteindre 2,1 billions de dollars.  

Ceci sera compensé par le triplement des dépenses liées aux énergies renouvelables (2,4 trn USD) et au réseau (1,5 trn USD).  La nature des dépenses changera également en fonction des projets éoliens et solaires qui nécessitent généralement des investissements initiaux plus importants, puis moins de dépenses d'exploitation, contrairement au pétrole et au gaz.
 
La planète devrait se réchauffer au-delà de la limite des 2 degrés fixée par l'Accord de Paris, bien que le caractère ‘abordable’ de la transition énergétique signifie que des capitaux sont disponibles pour des mesures extraordinaires visant à réduire davantage les émissions de carbone.  Il n'y a pas de solution miracle et l'efficacité énergétique, les énergies renouvelables, le captage et le stockage du carbone (CSC) doivent tous être intensifiés pour combattre le changement climatique.

"Nous devons tirer parti du coût relativement bas de la transition énergétique et prendre des mesures extraordinaires pour créer un avenir durable.  Nous avons l'occasion d'accroître l'efficacité énergétique, les énergies renouvelables, le captage et le stockage du carbone afin de respecter l'Accord de Paris, mais nous devons agir maintenant ", a déclaré M. Eriksen. 

DNV GL compte parmi ses clients des acteurs des industries des énergies renouvelables, du pétrole et du gaz ; l'Energy Transition Outlook est devenu une voix impartiale de premier plan sur les problématiques de l'avenir énergétique.  

Le modèle utilisé, qui est dans sa deuxième année, a été affiné et a produit des prévisions d'électrification plus agressives (45% de la demande d'énergie par transporteur contre 40%) alors que la demande totale d'énergie est légèrement supérieure (6%).

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A propos de DNV GL

Porté par son objectif de préserver la vie, les biens et l'environnement, DNV GL aide les organisations à améliorer la sécurité et la durabilité de leurs activités. Nous proposons des services de classification et de conformité technique, conjointement à des services d’ingénierie informatique et logicielle et d’expertise indépendante pour les industries maritime, pétrolière, gazière et énergétique. Nous proposons également des services de certification auprès de clients appartenant à un large éventail de secteurs d’activités. 


Combinant expertise technique et opérationnelle, méthodologie de management des risques et connaissance approfondie des industries, nous aidons nos clients à prendre des décisions et engager des actions créant plus de confiance. Nous investissons continuellement dans la recherche et l’innovation collaborative pour aider nos clients et la société à anticiper les évolutions technologiques et opérationnelles. Nous tirons nos origines dès 1864, et notre envergure est aujourd’hui mondiale. Nous opérons dans plus de 100 pays avec 16000 professionnels œuvrant pour que nos clients contribuent à rendre le monde plus sûr, plus ingénieux et plus durable.

Comment les perspectives de transition énergétique sont-elles calculées ?

DNV GL a conçu un modèle de système énergétique mondial englobant la demande et l'offre d'énergie à l'échelle mondiale, ainsi que l'utilisation et l'échange d'énergie au sein et entre dix régions du monde. Une approche basée sur le concept de dynamique des systèmes utilisant des boucles de rétroaction (feedback) est au cœur du modèle utilisé, qui incorpore l'ensemble du système énergétique - de la source à l'utilisation finale - et simule l'interaction de ses composants.


Contacts (en anglais):


Peter Lovegrove, peter.lovegrove@dnvgl.com +47 40904294 

ou Rachel Kelly rachel.kelly@hkstrategies.com +44 20 7413 3008